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Actualités nationales UNSA Territoriaux
- Crise sociale : le Gouvernement doit entendre les revendications et agir !le 22 octobre 2026 à 8h00
À l’occasion de sa rencontre avec le Premier ministre, l’UNSA a réaffirmé sa profonde inquiétude face à la dégradation du climat social. Depuis des mois, les alertes et les mobilisations se multiplient, sans que des réponses concrètes soient apportées aux revendications des jeunes, des salariés, des agents publics et des retraités.L’UNSA rappelle qu’un apaisement durable du climat social passe nécessairement par l’écoute, le dialogue et des réponses concrètes aux revendications. Face à la montée des mécontentements, le Gouvernement doit prendre la mesure de la situation et agir sans attendre. La jeunesse doit être entendue et des perspectives doivent lui être offertes. Les mobilisations des lycéens et des étudiants traduisent un profond malaise et une inquiétude grandissante face à l’avenir. Pour y répondre, l’UNSA demande un plan ambitieux de rénovation des établissements scolaires et universitaires, des recrutements d’enseignants et de personnels de vie scolaire, ainsi qu’une remise à plat de Parcoursup. Les projets de budgets pour 2027 doivent être profondément revus. Il n’est pas acceptable de faire porter l’essentiel des efforts sur les malades, les familles, les retraités et les plus précaires. Le gel des APL, les économies envisagées sur l’allocation de rentrée scolaire et l’augmentation des restes à charge en santé doivent être abandonnées. D’autres choix budgétaires sont possibles. La justice fiscale et sociale doit être au cœur de ces choix. Alors que plus de 13 000 foyers parmi les plus fortunés de notre pays ne paient pas d’impôt sur le revenu, l’UNSA demande une véritable réforme fiscale afin de faire contribuer davantage les plus hauts revenus et les plus grandes fortunes à l’effort collectif. Il est temps de répartir plus équitablement les efforts plutôt que de les faire peser toujours sur les mêmes. Les entreprises doivent également prendre leur part. Pour l’UNSA, les aides publiques et les exonérations de cotisations sociales doivent être conditionnées à des engagements concrets et vérifiables en matière d’emploi, d’augmentation des salaires et de transition écologique. Le pouvoir d’achat doit également devenir une priorité. L’UNSA demande une revalorisation du point d’indice dans la fonction publique, un coup de pouce au SMIC et l’ouverture de véritables négociations salariales dans les branches professionnelles. Aujourd’hui, plus de 800 000 agents publics relèvent de grilles indiciaires dont les premiers échelons sont inférieurs au SMIC. Une situation qui illustre l’urgence de revoir les grilles de rémunération dans la fonction publique. Si le Gouvernement souhaite que les employeurs revalorisent les salaires et révisent leurs grilles salariales, il doit commencer par montrer l’exemple en tant qu’employeur public. Il doit également mettre le patronat face à ses responsabilités afin que les entreprises s’engagent réellement en faveur de l’amélioration des salaires et des conditions de travail. Dans le même temps, les services publics doivent être renforcés pour répondre aux besoins de la population et garantir l’égalité d’accès aux droits sur l’ensemble du territoire. Le dialogue social doit désormais produire des résultats. Les réunions et les concertations ne peuvent se succéder sans déboucher sur des engagements précis. L’UNSA attend du Gouvernement des mesures immédiates et l’ouverture de véritables négociations sur les salaires, les conditions de travail, les services publics et la justice fiscale et sociale. Face à ces revendications, le Premier ministre a annoncé plusieurs rendez-vous. Une réunion avec les acteurs du monde de l’éducation doit se tenir lundi prochain. Pour l’UNSA, il est indispensable que cette réunion soit avancée avant la fin de semaine. Des concertations sont également prévues dans les prochains jours avec le ministre du Travail pour aborder notamment la question du SMIC, les négociations annuelles sur les salaires dans les branches et les entreprises, ainsi que la conditionnalité des aides publiques aux entreprises. Sur le même sujet #1 / L’UNSA ne cache pas sa déception à l’issue de cette rencontre. Si l’ouverture de discussions est nécessaire, nous attendions du Gouvernement des mesures immédiates et des engagements concrets pour répondre à l’urgence sociale. Or, à ce stade, les annonces se limitent essentiellement à de nouvelles réunions et concertations. Face à la profondeur de la crise sociale, cela ne peut suffire. Les jeunes, les salariés, les agents publics, les retraités ont besoin de réponses maintenant, pas de nouvelles promesses. Dans ce contexte, l’UNSA confirme son appel à la mobilisation du 5 novembre pour défendre les salaires, le pouvoir d’achat, les services publics et une plus grande justice fiscale et sociale. Il est encore temps d’apaiser la situation sociale. Mais pour cela, le Gouvernement doit désormais passer des paroles aux actes.
- Accords nationaux : le Bureau de l’UNSA Fonction Publique a tranché !le 19 octobre 2026 à 8h00
Sur les deux projets d’accord soumis à la signature des organisations syndicales par le gouvernement, le Bureau national de l’UNSA Fonction Publique a tranché : seul celui relatif à l’encadrement de l’intelligence artificielle a reçu un avis favorable. Celui portant sur l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes n’a pas été approuvé car jugé très insuffisant.L’UNSA Fonction Publique ne bradera pas l’égalité professionnelle L’UNSA Fonction Publique a dénoncé le non-respect des objectifs de l’accord de méthode dès le mois de juillet en espérant un sursaut ministériel. Le constat est accablant : venant après les accords de 2013 et 2018, ce texte manque cruellement d’ambition. Si quelques avancées ciblées existent sur la protection contre les violences (VSST, VIF) ou la santé des femmes (dont l’évaluation différenciée), aucune revalorisation salariale des filières les plus féminisées n’a pu être négociée. Le gouvernement refuse le principe « à travail de valeur égale, salaire égal », ainsi que des dispositions contraignantes, des contrôles et des sanctions contre les employeurs. En parallèle, le gouvernement a multiplié les mesures pénalisant les femmes : recul sur les autorisations spéciales d'absence (ASA), contraintes sur le temps partiel thérapeutique (TPT), coupes dans l'action sociale de l’État et transposition au rabais de la directive sur la transparence salariale. Il ne s'engage toujours pas dans la transposition de la directive sur la lutte contre les violences faites aux femmes. Face à ces faibles avancées d’une part et à ces renoncements et reculs d’autre part, le Bureau national de l’UNSA Fonction Publique a décidé de ne pas signer ce projet d’accord. L’UNSA Fonction Publique est pour l’encadrement de l’IA Le second porte sur le déploiement de l’intelligence artificielle dans toute la fonction publique. Alors qu’il n’existe pas de cadre, que l’intelligence artificielle est déployée sans aucun dialogue social et sans règles, en dépit des obligations inscrites dans le RGPD et l’IA Act, l’UNSA Fonction Publique a obtenu l’ouverture d’une négociation. Elle aboutit à un accord qui, s'il est signé de façon majoritaire, deviendra contraignant. Cet accord rappelle que l’humain doit rester au centre des dispositifs et que l’IA doit être un outil au service de la Fonction publique et des agents. Il engage à trouver des solutions souveraines et sécurisées. La mise en place d’un système d’IA doit être réversible. L’accord permet de rendre obligatoire le dialogue social à toutes les étapes du déploiement d’un système d’intelligence artificielle, avec des études d’impact, l'obligation de mettre en œuvre des formations pour les agents, le respect de leurs droits. L’UNSA Fonction Publique a également obtenu un chapitre sur les conditions de travail, de santé et de sécurité. Le Bureau national de l’UNSA Fonction Publique a décidé de signer le projet d’accord sur l’IA. L’UNSA Fonction Publique défend l’ensemble des agents publics des trois versants : pour qu'elle le signe, un accord doit apporter des avancées concrètes, garantir une véritable égalité des droits et améliorer leurs conditions de travail.
- Vie chère dans les DROM : défendre le pouvoir de vivrele 14 octobre 2026 à 8h00
Alimentation, logement, énergie, transports, télécommunications, santé : dans les territoires ultramarins, les dépenses contraintes pèsent lourdement sur le quotidien. Pour l’UNSA Territoriaux, la vie chère n’est pas une fatalité. Elle impose d’agir à la fois sur les rémunérations, les prix, l’emploi et les services publics pour permettre aux agents de vivre dignement de leur travail.Des prix plus élevés, des revenus plus faibles Éloignement, insularité, dépendance aux importations, faiblesse des revenus ou concentration économique : les causes de la vie chère sont multiples et diffèrent selon les territoires. Elles nécessitent donc des réponses durables et adaptées aux réalités locales. Par exemple, à La Réunion les chiffres donnent une mesure du problème : les prix sont en moyenne 9 % plus élevés qu’au niveau national, avec un écart qui atteint 37 % pour l’alimentation, tandis que le revenu médian par unité de consommation est inférieur de 27 %. Ces écarts touchent particulièrement les agents aux rémunérations les plus faibles, les familles monoparentales, les jeunes agents et les contractuels. Ils se traduisent aussi par des difficultés croissantes pour se loger, se déplacer ou faire face aux dépenses du quotidien. Pour les collectivités, les conséquences sont également concrètes : difficultés de recrutement et de fidélisation, carrières et mobilités fragilisées, inégalités entre agents et perte d’attractivité des emplois territoriaux. Les dispositifs de vie chère ne sont pas des privilèges Les majorations et indemnités spécifiques aux territoires ultramarins répondent à des contraintes réelles. Elles ne constituent pas un avantage de confort : elles compensent seulement une partie des écarts de coût de la vie. Pour l’UNSA Territoriaux, ces dispositifs doivent être maintenus, sécurisés et améliorés, sans mécanisme de dégressivité défavorable. Leur prise en compte dans les droits sociaux et la retraite doit également progresser. Mais compenser ne suffit pas. La question posée est celle du pouvoir de vivre : pouvoir se nourrir correctement, se loger, se déplacer, élever ses enfants et exercer son métier dans de bonnes conditions. Huit revendications pour agir durablement L’UNSA Territoriaux porte huit priorités pour lutter contre la vie chère et redonner des perspectives aux agents ultramarins : revaloriser durablement les rémunérations, avec une action sur le point d’indice, les bas de grille, les carrières et les régimes indemnitaires ; maintenir et améliorer les dispositifs de vie chère dans tous les territoires ; renforcer l’action sociale, notamment pour le logement, la restauration, les transports, la protection sociale complémentaire, la garde d’enfants et les aides d’urgence ; imposer davantage de transparence sur les prix, les marges, le fret, l’octroi de mer et les situations de monopole, avec un contrôle renforcé des secteurs essentiels ; soutenir la production locale et les circuits courts, en utilisant notamment la commande publique comme levier d’emploi et de réduction de la dépendance aux importations ; renforcer le dialogue social territorial entre l’État, les collectivités, les syndicats, les acteurs économiques et les représentants de la population ; construire un plan pérenne pour l’emploi, avec la fin des CDD à répétition, la transformation des emplois précaires en postes permanents et la résorption de la sous-traitance abusive ; garantir aux contractuels une rémunération juste, avec des grilles et minima adaptés, la majoration outre-mer ainsi que l’accès aux dispositifs de vie chère, d’action sociale et de formation. L’analyse de l’UNSA Territoriaux fait ressortir trois priorités : agir sur les prix, augmenter les revenus du travail et développer l’emploi local pérenne. L’UNSA demande également que les collectivités soient pleinement associées aux politiques de lutte contre la vie chère et que leur efficacité soit suivie à partir d’indicateurs concrets sur les rémunérations, le logement, les déplacements, l’emploi ou encore la qualité du service public. Pour l’UNSA Territoriaux, combattre la vie chère dans les DROM, c’est défendre bien davantage que le pouvoir d’achat. C’est garantir le pouvoir de vivre et construire une fonction publique territoriale ultramarine reconnue, attractive et respectée.



